Céphalées en milieu universitaire : cas des étudiants de la faculté de médecine de Douala - 17/03/24
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Résumé |
Introduction |
Les céphalées sont l’un des motifs fréquents de consultation de médecine générale et de neurologie. Peu d’études existent en milieu universitaire au Cameroun sur les céphalées et son effet chez les étudiants en médecine.
Objectifs |
Déterminer la prévalence des céphalées et rechercher les facteurs associés chez les étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Douala.
Méthodes |
Il s’agissait d’une étude transversale auprès des étudiants de la Faculté de médecine. L’effet sur la qualité de vie des étudiants souffrant des céphalées chroniques quotidiennes (CCQ) a été évalué par le HIT-6 (Headache Impact Test) et le MIDAS (Migraine Disability Assessment). Les tests de Chi2 ou de Fisher et de Student ont été utilisés pour comparer respectivement les variables qualitatives et quantitatives. Après analyse univariée, les facteurs ayant un p<0,200 ont été intégrés dans l’analyse multivariée pour rechercher les facteurs prédictifs de céphalées.
Résultats |
Au total, 1399 étudiants ont été inclus. La prévalence des céphalées était de 77,7 %. Les étiologies étaient dominées par les céphalées de tension (58,9 %), la migraine (40,1 %) et les céphalées secondaires (25 %). Le nombre moyen de jours d’absence à l’école était de 1,18±0,13 jour. La CCQ était retrouvée chez 20,1 % des étudiants et était associée à un retentissement léger (29,3 %) ou modéré (59,9 %). qQu total, 51,3 % des étudiants ont signalé un effet important des céphalées sur la qualité de vie. Les facteurs prédictifs des céphalées étaient le sexe féminin (p=0,005, OR : 1,539, IC 95 % : [1,137–2,082]) et le temps d’étude>14h (p=0,019,OR 95 % : 1,500, IC : [1,069–2,105]).
Discussion |
La prévalence de notre étude était inférieure à celle de Ferri-de-Barros et al. au Brésil, en 2011, qui rapporte une prévalence de 91 % de céphalées chez les étudiants en médecine. Cette différence peut s’expliquer par le fait que les étudiants en Occident sont plus confrontés au stress que nos étudiants africains, la solitude étant le quotidien de plusieurs, ce qui n’est pas le cas dans notre contexte.
Conclusion |
Quatre étudiants sur cinq à la Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’Université de Douala sont céphalalgiques avec une prédominance féminine. Sa maîtrise doit permettre de limiter l’effet sur la qualité de vie des étudiants.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Facteur prédictif, Faculté de médecine, Céphalée
Plan
Vol 180 - N° S
P. S29-S30 - avril 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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